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Bobards d’Or : la vidéo de la cérémonie du 6 février 2017

Vidéo des Bobards d’Or 2017

[VIDÉO]Regardez l’intégralité de la 8e Cérémonie des Bobards d’Or

Posted by Les Bobards Médiatiques on Monday, February 13, 2017

Bobards d’Or : Palmarès 2017

Bobard d’Or : Bobard Tintin Grand Reporter, pour Yann Barthès et Hugo Clément (Le Petit Journal, Canal+).
Bobard d’Argent : Bobard catégorie poids lourd, pour Alain Marschall (BFMTV).
Bobard de Bronze : Bobard qui Trump énormément, pour Guillaume Auda (i-Télé).
Bobard Antifanatique : France Bleu Armorique invente une agression raciste

Bobard Antifanatique : France Bleu Armorique invente une agression raciste

France Bleu Armorique invente des agressions racistes. Le journaliste de la chaîne de radio qui « couvrait » l’événement a tout simplement inventé une agression raciste, témoignages à l’appui. « Ils se sont défoulés sur un passant d’origine maghrébine », titre-t-il. Pourtant, le préfet du Morbihan, Thomas Degos, a déclaré : « À ce jour aucune infraction à caractère raciste n’est remontée jusqu’à nous. »

Candidat : Benjamin Bourgine, journaliste à France Bleu Armorique

Benjamin Bourgine, le journaliste de la chaîne de radio qui « couvrait » une manifestation contre l’immigration, a tout simplement inventé une agression raciste, témoignages à l’appui. « Ils se sont défoulés sur un passant d’origine maghrébine », titre-t-il. Pourtant, le préfet du Morbihan, Thomas Degos, a déclaré : « À ce jour aucune infraction à caractère raciste n’est remontée jusqu’à nous. » La presse nationale, absente le jour de la manifestation, a repris en boucle l’information de France Bleu, sans vérifier la fiabilité de son unique source.

Auteur de l’article : Benjamin Bourgine (photo ci-dessous), que nos collègues bretons de la réinformation connaissent et identifient parfaitement comme étant sympathisant de gauche.

Conséquence immédiate : lynchage médiatique du parti politique organisateur de la manifestation contre l’immigration, Adsav. Toute la presse nationale s’en est fait l’écho – télévisions incluses dont Arte et une intervention bidon dans l’émission « 30 minutes ».

À aucun moment par la suite la presse nationale n’est revenue sur cette affaire pour démentir ce qu’il s’était passé. Le goût du bad-buzz avant tout !

Réinformation : un journaliste du média breton de réinformation breizh-info.com était présent sur place. Dans la foulée de cet article candidat au Bobard d’or, il a publié un article : « la presse subventionnée invente une agression raciste ».

De même, l’OJIM a publié un autre article tirant le bilan de ce gros bobard.

Alors, où est le bobard ?

Le bobard réside dans le fait que le journaliste de France Bleu transforme une petite bagarre en marge de la manifestation, qui implique un jeune Antillais, en « agression raciste anti maghrébine ».

Il s’agissait en réalité d’une petite rixe. Elle avait été provoquée par quelques militants d’extrême gauche, qui avaient pu venir sans être inquiétés par les forces de l’ordre et provoquer les personnes qui manifestaient contre l’immigration, alors même que cette manifestation était autorisée par les pouvoirs publics.

Dans un contexte post-attentat, l’objectif de ce bobard était de faire oublier les causes des attentats (que dénonçaient les manifestants) pour mieux se focaliser sur le comportement prétendu « raciste » des opposants à l’immigration et à l’islamisation. Le rôle des médias nationaux, qui ont repris l’information de France Bleu comme une dépêche AFP sans vérifier leurs sources, est déterminant ; en effet, les médias nationaux n’envoient plus de journalistes en province pour couvrir ce type d’événement.

Bobard qui lave plus blanc que blanc : L’émir blanchi

Bobard qui lave plus blanc que blanc : L’émir blanchi

Dans les médias, un délinquant ou un terroriste ne saurait avoir de race, surtout s’il est d’origine africaine ou maghrébine. Après les attentats du 13 novembre à Paris, les journalistes se sont empressés de présenter le mentor des djihadistes comme un Français de souche converti à l’islam.

Candidat : Jean-Marc Ducos, journaliste au quotidien Aujourd’hui en France / Le Parisien

Si l’on se contente de lire les titres, comme le font des millions de lecteurs, l’histoire est simple :

Olivier Corel : un nom et un prénom qui fleurent bon le terroir. Comme son lieu de résidence : l’Ariège.

Son rôle dans les médias : celui d’émir, le général (ou prince) des troupes djihadistes en France. Les journalistes ne se sont même pas aperçus que, dans la construction de leur contre-feu médiatique, ils reprenaient la vision raciste d’un Blanc forcément chef avec des Maghrébins sous ses ordres.

Le surnom d’« émir blanc » va donc apparaître avec une belle unanimité dans les titres des médias après les attentats. En seulement deux mois, du 13 novembre au 13 janvier 2015, les journaux de la presse nationale ou régionale vont utiliser 110 fois ce surnom dans leurs titres en se copiant les uns les autres !

Les médias sur internet ne sont pas en reste puisque le surnom d’« émir blanc » va apparaître plus de 300 fois, rien que dans les titres, en seulement deux mois !

Pour comprendre le bobard, il faut remonter à l’article qui a employé ce surnom pour la première fois : il est signé de Jean-Marc Ducos, journaliste du quotidien Aujourd’hui en France / Le Parisien, en mars 2012.

Il écrit qu’Olivier Corel, est « surnommé parfois « l’émir blanc » » sans que l’on sache par qui il est ainsi surnommé, ni d’où le journaliste tire sa source. Trois jours plus tard, le 25 mars 2012, le quotidien suisse francophone Le Matin va pouvoir affirmer sur la base de l’article du Parisien qu’Olivier Corel est surnommé avec certitude l’émir blanc, lançant la machine à copier/coller journalistique et diffusant dans les titres de la grosse presse l’idée du mentor Français de souche manipulant des djihadistes d’origine maghrébine.

Alors, où est le bobard ?

Le bobard se situe dans la différence entre ce que le titre induit et la réalité des faits, car Olivier Corel n’est ni un chef spirituel issu du terroir pour les terroristes, ni même un Blanc. Ce n’est pas un Français de souche converti : son vrai nom est Abdel Ilat al-Dandachi. Il aurait francisé son patronyme en obtenant la nationalité française en 1983. Il n’est en rien un Européen ni même un Blanc, puisqu’il est né le 29 novembre 1946 à Homs en Syrie, dans une famille musulmane de bédouins. Sa femme s’appelle Nadia, et elle est également syrienne. On est donc bien loin de l’émir blanc présenté par les médias.

Bobard technologique : Yann Barthès fait son cinéma

Bobard technologique : Yann Barthès fait son cinéma

Le Petit Journal, mauvaise graine et graine d’espion, utilise des moyens à la limite de la déontologie pour obtenir des informations personnelles sur le député européen du Front National Bruno Gollnisch. Téléobjectif ou micro perche, tous les moyens sont bons pour aller à la pêche aux ragots. Et tout nier en bloc ensuite, bien sûr.

Candidat : Yann Barthès

Le 1er mai 2015 se tenait la manifestation annuelle du Front National, place de l’Opéra à Paris. Le Petit Journal de Yann Barthès envoie sur place deux équipes composée de trois personnes. C’est l’histoire d’un désamour entre Le Petit Journal et la droite nationale, c’est l’histoire d’un faux mélodrame qui cache une vraie farce. C’est l’histoire d’un bobard qui se décline en cascade.

Dans le premier tableau nous trouvons une équipe de reporters du Petit Journal. L’équipe est composée d’un journaliste, d’un cameraman et d’un perchiste. Tout ce petit monde est aux aguets : il faut donner du contenu pour les prochaines éditions.

Pour ce faire, la méthode est simple : on filme à la volée tout ce qui peut faire de l’audience… et les correspondances privées ne sont pas à exclure. Bruno Gollnisch semble une cible privilégiée : le jeudi 16 avril, au Parlement européen, il a été victime de ce procédé douteux. Le Petit Journal a en effet filmé puis lu une correspondance privée de ce parlementaire.

Et encore, s’il n’y avait que le courrier ! Le Petit Journal aime aussi capter des conversations privées à l’aide d’une perche micro. Bruno Gollnisch le sait. Le 1er mai, il consent à donner un entretien mais à la condition que Le Petit Journal arrête ces captations déloyales à la sauce barbouze.

Pourtant, malgré leurs promesses, les journalistes de Canal+ continuent d’utiliser leur perche micro et de capter des conversations en loucedé. C’en est trop pour le député européen, qui s’empare de la perche à l’aide d’un parapluie et brise le micro.

Le soir même, Christophe Hondelatte va demander à Bruno Gollnish de se justifier de son acte : ils « se promènent avec un micro directionnel, micro spécial pour capter les chuchotements, afin de capter des conversations privées ». BFMTV le 01/05/2015

Interrogé par Lea Salamée le 4 mai 2015, Yann Barthès va jouer la vierge effarouchée, en confondant les types de micro mais aussi leurs capacités : « Des micro directionnels pouvant capter des chuchotements [….] On n’a pas de micro multidirectionnel spécial pour chuchotement. »

Pour précision, voici le schéma ci-dessous des capacités de captation d’un micro multidirectionnel appelé aussi micro cardioïde (à gauche) : c’est le micro qui se cache sous la bonnette estampillée Petit Journal. Il peut capter des chuchotements à une bonne dizaine de centimètres. À droite, le schéma d’un micro directionnel dit aussi super-cardioïde. On trouve ce type de micro au bout des perches. C’est ce type de micro que Bruno Gollnish a brisé.

Ce type de micro est capable de prendre un son à environ 2,50 m. Or une perche a une longueur de 2,50 m. Un ingénieur du son pourrait donc capter un chuchotement à environ 4 mètres. Gollnisch dit donc vrai mais ce n’est pas grave : Le Petit Journal a des images cocasses à montrer, il peut enfin faire son émission.

Et la comédie ne s’arrête pas là

Après l’incident avec le député Gollnisch, la sécurité du Front National exfiltre une équipe du Petit Journal : sont concernés Boris Balducci, Clément Brelet et Paul Larrouturou. Selon Yann Barthès, ils auraient été tabassés. Yann Barthès voit là l’occasion de réaliser ses fantasmes d’acteur et ouvre son édition du 4 mai le visage tuméfié, ensanglanté. Du cabotinage considéré comme un des beaux-arts.

Oyez, oyez : des journalistes ont été agressés ! Le Petit Journal devient le centre de l’attention médiatique

Le 4 mai, au micro de France Inter, Yann Barthès va évoquer des équipes « incognito ». Les journalistes agissaient sans la bonnette rouge du Petit Journal. L’agression des journalistes en devient d’autant plus grave. Elle ne vise plus uniquement Le Petit Journal mais l’ensemble de la profession journalistique et, par extension, la liberté d’expression.

Sauf, que dans son édition du 4 mai « spécial 1er mai », Le Petit Journal va diffuser des images de la manifestation où les deux équipes posent des questions aux militants avec la bonnette du Petit Journal. Pour l’incognito, on repassera !

Et puis, il faut une preuve de l’agression. Par chance la scène a été filmée. Enfin manifestement pas assez bien pour montrer l’agression des trois journalistes… Caramba, encore raté ! Ni une ni deux, Le Petit Journal va utiliser le même extrait vidéo pour présenter deux victimes différentes, Paul Larrouturou et Clément Brelet.

Le lundi matin, invité sur France Inter, Yann Barthès donne des nouvelles de ses journalistes : « Ils vont beaucoup mieux. Ils ont eu des courbatures dimanche mais ça va mieux. »

De simples courbatures dominicales ? Pour un passage à tabac ? Le Petit Journal offre – enfin ! – un scoop : il emploie des surhommes !

À moins que… Non ? Tous ces bobards et cette mise en scène pour de simples courbatures ? Yann Barthès, vraiment, bravo pour ce mélodrame comique et ces bobards en cascade. Encore une fois, vous méritez d’être récompensé… Soyez fier de vous voir décerner ce bobard !

Bobard historique : Charles Martel

Bobard historique : Les Inrocks, négationnistes de l’Histoire de France

Le 19 avril 2015, Les Inrocks chroniquaient un livre supposé historique, Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire, écrit par deux historiens : William Blanc et Christophe Naudin.

Candidat : Les Inrocks et leur journaliste Jean-Marie Durand

Jean-Marie Durand, l’auteur de l’article, nous explique que Charles Martel n’existe en fait que depuis une quinzaine d’années, quand les milieux d’extrême droite ont décidé de l’instrumentaliser pour en faire un « symbole de la lutte contre la population immigrée ». Et qu’il ne s’est fait connaître qu’après les malheureux événements du 11 septembre 2001, parce que les islamophobes avaient besoin d’un héros… Avant cela, lui et sa bataille n’étaient rien d’autre que de petits fragments accessoires de la grande Histoire.

Laurent Wetzel est haut fonctionnaire de l’Éducation nationale à la retraite, ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, et auteur de Ils ont tué l’histoire-géo (éd. François Bourin, 2012). Il compile des références inattaquables concernant Charles Martel et la bataille de Poitiers dans un article paru sur le site de Polémia le 23 avril 2015.

Contrairement à ce qui est dit dans Les Inrocks, Jules Michelet, Ernest Lavisse et d’autres encore insistaient déjà au début du vingtième siècle sur l’importance de cette bataille, dans des ouvrages destinés aux écoliers ou aux spécialistes. On peut par exemple citer Arthur Huby – futur doyen de l’Inspection générale d’histoire-géographie – expliquant que « la victoire de Poitiers (octobre 732), qui marqua l’arrêt de l’offensive arabe contre l’Europe, eut un immense retentissement » et que « Charles Martel apparut comme le sauveur du monde chrétien tout entier ». Ou encore Jules Isaac – qui sera plus tard membre de la Ligue des droits de l’homme et du citoyen puis du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, et donc peu suspect d’accointance avec l’extrême-droite – qui écrira que « Charles Martel eut la gloire d’arrêter à Poitiers, en 732, une terrible invasion arabe ».

Autant d’écrits objectifs qui nous démontrent l’importance de cette bataille et de celui qui la mena. Alors pourquoi chercher à en minimiser l’intérêt ?

L’un des auteurs de l’ouvrage chroniqué par Les Inrocks n’est pas un illustre inconnu. William Blanc s’est déjà illustré en publiant en 2013 Les historiens de garde : de Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national, avec Aurore Chéry et – déjà – Christophe Naudin. Pour résumer, il s’agit pour eux de démontrer que si l’on est patriote et que l’on traite d’événements historiques, l’on est alors incapable d’être neutre et l’on plonge dans la falsification de l’Histoire pour qu’elle colle à des délires nationalistes.

Jean-Marie Durand parlera très sérieusement des auteurs de ce livre en tant qu’ « historiens critiques », sans se rendre compte de l’ironie de ses propos. En effet, William Blanc n’est pas un historien lambda. Il a fait ses études à la faculté de Paris-Tolbiac, où il était militant très actif de la CNT-FAU (Formation Action Université), branche étudiante de la CNT, syndicat autogestionnaire qui se réclame du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme.

Il est donc bien difficile de considérer cet ouvrage sur Charles Martel comme un parangon d’objectivité. Jean-Marie Durand, qui termine son article en affirmant que « l’essai de William Blanc et Christophe Naudin apporte une preuve éclatante de la manière dont l’histoire s’écrit et se réécrit sans cesse, de l’écart ténu qui subsiste, et parfois s’efface, entre le récit historique et le mythe politique » a absolument raison. Cet ouvrage nous démontre parfaitement que l’orientation politique de l’un de ses auteurs l’a conduit à réécrire l’Histoire en ne prenant en compte uniquement ce que ses œillères voulaient bien lui laisser voir. Et Les Inrocks, en s’en faisant le relais bienveillant, se rend coupable de complaisance et de manque d’objectivité, ce qui représente une grosse épine dans le pied de l’exemplarité du journalisme…

Bobard orwellien : France Inter, le mensonge à remonter le temps

Bobard orwellien : France Inter, le mensonge à remonter le temps

IL N’Y A PAS DE TERRORISTES PARMI LES GENTILS MIGRANTS se tuait à vous seriner toute la presse en 2015.

Candidat : Géraldine Hallot, journaliste à France Inter

France Inter y est allé de son billet sur le thème, sobrement intitulé : « Réfugiés, le fantasme de l’infiltration terroriste ».

Dès le chapô, la journaliste conclut avant même de commencer : la thèse n’est pas crédible et elle vous dit pourquoi. PAF.

Le tout dûment relayé sur les réseaux sociaux avec encore moins de nuances, si la chose est possible.

Tout dans la nuance, donc, comme l’avaient fait ses confrères qui lynchaient Estrosi pour avoir évoqué l’hypothèse inverse – mais ça c’était avant qu’il ne fasse don de sa personne pour sauver la démocratie en PACA – ou qui vous expliquaient que la thèse était de toute façon crétine, les terroristes entrant chez nous comme dans un… espace Schengen.

Dernière variante, c’est vous qui êtes fous ou pervers. Depuis l’URSS, elle a fait ses preuves.

Mais voilà… le 13 novembre est passé par là. 130 morts, 350 blessés, et parmi les auteurs de ce massacre… deux se sont infiltrés par la route des migrants. Les médias sont pointés du doigt…

HUM. GÊNE. On fait quoi de ça ?

Simple, comme dans « 1984 », on réécrit l’histoire. Du moins le titre et le chapô, subitement débarrassés de toute certitude arrogante. Comme ça :

MAGIQUE ! Et en plus on fait porter le chapeau aux lecteurs exaspérés du procédé, comme ça :

CLASSE, non ?

Pour avoir menti éhontément, réécrit sans vergogne l’histoire pour maquiller ses traces… et tenté d’excuser le tout en culpabilisant les lecteurs vigilants, France Inter mérite amplement son Bobard d’or !

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