28/02/2018 – FRANCE (NOVO­press) — Année 2018 : la guerre de l’information fait rage. Tan­dis que les prin­ci­paux réseaux sociaux, déte­nus par des libé­raux amé­ri­cains trau­ma­ti­sés par la vic­toire de Trump et le déve­lop­pe­ment d’une infor­ma­tion alter­na­tive qui échappe à leur contrôle, se lancent dans une cam­pagne de cen­sure sans pré­cé­dent sur inter­net, le pré­sident fran­çais Emma­nuel Macron fait de la chasse aux fake news sa prio­ri­té. Objec­tif louable, sans doute ins­pi­ré par Jean-Yves Le Gal­lou et son équipe de Polé­mia, figures de la “réin­fo­sphère”, qui orga­nisent chaque année les Bobards d’Or, céré­mo­nie paro­dique récom­pen­sant les plus belles dés­in­for­ma­tions des “grands médias”. Le prix ? Une petite sta­tuette dorée de Pinoc­chio, décer­née au terme d’un vote à deux tours.

Si la com­po­si­tion du jury n’est pas encore dévoi­lée, les “bobards” 2018, eux, le sont : 14 magni­fiques fake news comme il est conve­nu désor­mais d’appeler les “fausses nou­velles”, dûment sour­cées, et dont les auteurs ont pignon sur rue. Pen­sez donc : l’Agence France-Presse est mise en cause dans la dif­fu­sion de pas moins 4 fake news ; L’Obs, France Info, Le Point, Les Inrocks, mais aus­si des jour­na­listes qui, dans la façon dont ils traitent cer­taines infor­ma­tions, ne laissent aucun doute quant à leur orien­ta­tion idéo­lo­gique. Car c’est l’un des mérites majeurs des Bobards d’Or : mettre en lumière la pré­ten­due objec­ti­vi­té des médias, et leurs mon­tages, par­fois gros­siers. Men­tion spé­ciale pour “l’affaire Théo”, qua­li­fiée de plus bel exemple de la par­tia­li­té du monde poli­ti­co-média­tique envers les « jeunes de cité ».

https://twitter.com/bobardsdor/status/968573482954117121

Les votes, ouverts depuis quelques jours, per­met­tront de sélec­tion­ner, par­mi les 14 can­di­dats rete­nus, 5 d’entre eux. La “soi­rée de gala”, qui se dérou­le­ra le 12 mars au soir en plein Paris, devant un public nom­breux, per­met­tra de dépar­ta­ger lors d’un vote à main levée le grand vain­queur. La dimen­sion humo­ris­tique de cette ini­tia­tive ne doit tou­te­fois pas faire oublier que le pou­voir média­tique est encore aujourd’hui tout puis­sant en France, qu’une nou­velle inqui­si­tion y règne en maître et que la liber­té d’expression se paie au prix fort devant les tri­bu­naux. Écor­ner avec le sou­rire les gar­diens du temple que sont les médias don­neurs de leçon est donc un salu­taire exer­cice citoyen. Pro­fi­tons-en tant que nous en avons encore le droit !

Source : novopress.info