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Bobards d'Or 2017

#BobardsdOr2017 / Un genre de Bobard collectif

#Bobards2017 / Un genre de Bobard collectif

Candidat : La presse française

Le mensonge entourant la théorie du genre pourrait presque devenir un marronnier des Bobards d’Or. Chaque année, malgré les faits, les déclarations officielles, les différentes publications, les médias français s’acharnent à nier que la théorie du genre est enseignée dans l’Éducation nationale.

Cette année, ce sont les déclarations en octobre du pape François qui ont relancé la polémique.

Il n’en fallait pas plus pour que la presse, à l’unanimité, s’élève contre ce « fantasme » de la théorie du genre :

Extrait vidéo « La théorie du genre c’est un fantasme » Christine Pedotti dans #cdanslair 4 octobre 2016

Le reportage d’i-Télé va sûrement rester un cas d’école.

Alors que la voix-off du journaliste dénonce « une prétendue théorie du genre dans les manuels scolaires », « un serpent de mer pour les acteurs de l’éducation», la caméra scrute cette définition : « l’identité sexuelle se réfère au genre sous lequel une personne est socialement reconnue.» Ce qui correspond exactement à la définition de la théorie du genre donnée par Najat Vallaud-Belkacem en 2011, alors secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal, et qui sera par la suite ministre de l’Éducation nationale !

Les médias vont donc utiliser la novlangue habituelle pour déconsidérer leur adversaire (fantasme, obscurantiste, intégriste, nébuleuse catholique, etc…) sans jamais donner la parole à un seul contradicteur. Il suffit d’écouter un adversaire de la théorie du genre pour se rendre compte que la vérité, appuyée par des faits, est très loin de la pensée unique officielle.

La voix de la journaliste d’i-Télé dit exactement le contraire de ce que les téléspectateurs voient sur les images !

#BobardsdOr2017 / Le Bobard "corse"

#Bobards2017 / Le « Bobard corse » de Maurice Szafran

Candidat : Maurice Szafran

Le 7 décembre 2016, France 2 diffusait dans son « 20 Heures » une séquence montrant que les femmes étaient indésirables dans les bars de Sevran.

À peine les femmes ont-elles franchi la porte que l’accueil est glacial, à la limite de l’agressivité : « Le mieux, c’est d’attendre dehors. Ici, il n’y a que des hommes. » Les hommes sont choqués de voir des femmes dans le bar : pour eux, « dans ce café, il n’y a pas de mixité ». Et de continuer en affirmant : « Ici tu es à Sevran pas à Paris », « Sevran, c’est comme au bled ».

La séquence est décriée par la presse. Elle choque la bien-pensance médiatique qui refuse de faire le lien avec l’islam.

De son côté, le maire de Sevran dénonce une stigmatisation.

En fait, il ne fait que recycler sa défense lorsque Bernard de La Villardière avait publié la vidéo de son agression dans cette même ville.

Mais le bobard vient un peu plus tard

Vendredi 9 décembre, Maurice Szafran, sur le plateau du « Grand Journal », réagit au reportage de France 2. Il explique que « les seuls lieux en France où les femmes sont exclues de l’espace public sont les cafés du 93 et ceux de cette « île tout ce qu’il y a de plus française ». L’éditorialiste ne prononce pas le nom de l’île. Relancé par André Manoukian qui lui demande s’il s’agit de la Corse, il répondra tout de même que oui.

Les Corses réagissent : Maurice Szafran est non seulement tourné en ridicule sur Twitter mais France 3 Corse viendra au secours des habitants de l’île avec une vidéo humoristique diffusée sur les réseaux sociaux.

Pour son bobard visant à occulter l’islamisation des banlieues françaises, Maurice Szafran mérite bien son Bobard corse !

L'AFP et La Manif pour tous en Italie : Bobard à la romana

#Bobards2017 / Le Bobard du Père Fouettard

Candidat : AFP

Le bobard par le titre est l’un des moyens les plus subtiles pour faire passer un message totalement faux dans l’opinion publique. Chaque époque a ses héros et ses repoussoirs comme le président hongrois Viktor Orban. Car Viktor Orban est coupable aux yeux des élites médiatiques de ne pas vouloir ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de migrants venus à pied depuis la Turquie pour s’installer en Europe.

Il a donc été présenté, en 2015, comme un « père Fouettard impuissant ».

La Hongrie était vilipendée par son manque d’empressement à accueillir toute la misère du monde. Les journalistes faisaient même la comparaison avec les gentils autrichiens.

Et comme les Hongrois avaient décidé de transformer leur pays en prison.

Les migrants « joyeux » quittaient la Hongrie.

Contents de fuir un pays qui ne respecte pas les valeurs de l’Europe selon le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius.

Le tout prenant des accents très orwelliens : « la loi c’est le chaos. »

Face à ce manque de coeur du président hongrois, le retour de bâton était inévitable. En novembre 2016, Peter Murphy journaliste à l’Agence France-Presse (AFP) fanfaronnait devant le « camouflet législatif » infligé à Viktor Orban qui souhaitait faire passer un texte au parlement rendant illégale, en droit hongrois, la relocalisation par l’UE de réfugiés en Hongrie.

Pour l’AFP, c’était un sérieux revers, pour ce « Premier ministre, qui depuis deux ans n’a cessé d’amplifier une campagne aux accents xénophobes contre l’immigration extra-européenne. »

Aussitôt cette dépêche était reprise par l’ensemble de la presse, amplifiant par effet boule de neige ce bobard par le titre.

Cerise sur le gâteau, l’article était illustré par une photo de Viktor Orban totalement désabusé.

Où est le bobard ?

Dans la différence entre ce que le titre induit et la réalité des faits. Viktor Orban n’a pas subi un « camouflet légistlatif » à cause d’une politique antimigrants qui aurait été jugée trop sévère par la classe politique hongroise, mais parce qu’elle n’allait justement pas assez restrictive ! C’est le parti nationaliste, Jobbik, qui a fait échoué cet amendement. Le Jobbik demandait en plus la suppression d’un régime de permis de résidence accordé depuis 2013 aux riches investisseurs extra-européens, Russes, Chinois et ressortissants de pays du Moyen-Orient pour l’essentiel. Nous sommes donc bien loin des rêves du journaliste de l’AFP, Peter Murphy.

#BobardsdOr2017 / Le Bobard armorico-sub-saharien

#Bobards2017 / Migrants, le « Bobard armorico-sub-saharien »

Candidat : Presse Océan

L’arrivée massive de migrants dans les pays européens a été accompagnée d’une intense campagne de « bobardements » médiatiques. Toute la presse, nationale ou régionale, s’est mise au diapason pour présenter les migrants comme un enrichissement pour l’Europe et les opposants à leur venue comme des personnes rabougries et sans cœur.

L’article de Françoise Refloc’h dans le journal Presse Océan, évoquant la réunion d’une association s’opposant à l’arrive prochaine de 70 migrants en provenance du camp de Calais dans la ville de Saint-Brévin (Loire-Atlantique) ne déroge pas à cette règle.

Sous les titres « Saint-Brévin Collectif contre les migrants : le rejet pour seul programme » pour la version internet (09/10/2016) et « Huées, haine et rejet pour programme » pour la version papier du 10 octobre, la journaliste Françoise Refloc’h va multiplier les « erreurs factuelles et d’interprétations idéologiques » selon les organisateurs de cette réunion et membres de l’association Libertés et Entraide.

La réunion ayant été filmée et diffusée sur internet, il devient dès lors assez facile de se faire une opinion sur la véracité de l’article de Presse Océan.

Premier bobard : la photo illustrant l’article n’est en aucun cas comparable avec celle prise par l’association et diffusée sur Facebook :

Deuxième bobard : les citations tronquées. Selon la journaliste Françoise Refloc’h, le responsable nantais de l’association Libertés et Entraide, Nicolas Faure, aurait dit : « Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir et personne ne peut nous forcer à être solidaires ». Applaudissements. Pour l’empathie, il faudra repasser. »

Deuxième bobard. Les citations tronquées...

Deuxième bobard. Les citations tronquées…

Erreur, cette citation est extraite du discours d’introduction de Maxime Boulanger et aucun applaudissement n’est à signaler.

Autre citation tronquée : « On a quitté St-Herblain pour être peinards vocifère une femme. Nous sommes inquiets pour la sécurité de nos enfants. Vivement 2017. » Le hic, c’est que jamais « vivement 2017 » n’a été prononcé et que la citation est tronquée. Il suffit de comparer avec l’intervention filmée pour s’en rendre compte (). « Moi ça fait cinq ans et demi que je suis venu vivre ici avec mon mari et mes enfants. On a quitté St-Herblain pour vivre tranquille dans une petite commune, en sécurité (…) on vient ici pour être peinard, on nous demande pas notre avis, je ne suis pas d’accord, c’est tout. Et nos SDF qui sont dans la rue ? On travaille tous comme des malades. On paie des taxes, on fait n’importe quoi. (…) on se bat comme chez pas quoi, on paie, on paie, on paie. Pour faire quoi ? »

La journaliste de conclure son article : « Pas une seule fois il ne sera question des bombes qui pleuvent sur Alep. », laissant croire que la majorité des migrants de Calais qui doivent être relogés à Saint-Brévin proviennent de Syrie. Des chiffres totalement faux ! Une étude réalisée par l’organisme Refugee Rights Data Project montre ainsi que le Syriens ne représentent que 10% des migrants de Calais (dossier p. 9) :

Refugee Rights Data Project

Refugee Rights Data Project

Le bon accueil de Saint-Brévin

#BobardsdOr2017 / Ku Klux Klan sur I-Télé, un bobard qui Trump énormément

#Bobards2017 / Guillaume Auda sur I-Télé, un Bobard qui Trump énormément

Candidat : Guillaume Auda (I-Télé)

Lors des élections présidentielles américaines, le candidat républicain Donald Trump a été victime d’une véritable campagne de calomnie de la part des médias français. Traité de populiste, de démagogue ou de sexiste, le milliardaire américain a été plusieurs fois attaqué sur ses liens supposés avec l’organisation raciste, Ku Klux Klan (KKK) afin de le diaboliser.

Le 24 février 2016, Guillaume Auda, qui officie en tant que grand reporter pour les chaînes Canal+ et I-Télé, tweete deux photos de supporteurs compromettants pour Donald Trump.

Guillaume Auda sur Twitter

Tweet supprimé depuis…

Vidéo : voir à partir de la 20ème minute.

On y voit – ou, du moins, on est censé y voir une jeune femme, supportrice de Trump, faisant le salut nazi, mais de la mauvaise main (gauche au lieu de la droite) et des membres du Ku Klux Klan venant apporter leur soutien au milliardaire new-yorkais lors des primaires du parti Républicain au Nevada en février 2016.

Concernant la première photographie, celle de la jeune femme, elle a été prise par Tim Mak, correspondant du Daily Beast, prétendant que celle-ci a lancé, au moment du cliché, un « Heil Trump » avant de s’en prendre verbalement aux Cubains. Le souci, c’est que cette affirmation ne repose que sur la parole de Tim Mak… En partageant une simple image, sans vidéo ni son, sans l’identité de la personne, le journaliste s’adonne à des pratiques à la fois faciles et douteuses (la jeune femme pourrait très bien être en train de danser) car il est impossible de vérifier les informations !

Concernant la photo du KKK, elle a été diffusée par Krystal Heath, qui est loin d’être une source objective. Cette photographie a été prise par l’un de ses meilleurs amis, membre de l’Air Force, nous dit-elle, et lui a été envoyée.

Krystal Heath n’est pas une source neutre : elle est l’auteur d’un livre appelant à l’engagement des Chrétiens dans la vie politique et elle affiche clairement ses accointances politiques avec Ted Cruz… le rival de Donald Trump à la primaire républicaine.

Le hic pour Guillaume Auda, comme l’ont fait remarquer certains observateurs, on peut se rendre compte sur la photo que les mains des prétendus membres du Ku Klux Klan sont tout simplement… noires ! Il s’agit en réalité de militants anti-Trump, grimés en membres du Klan qui voulaient ainsi dénoncer une prétendue proximité entre le milliardaire et l’organisation suprématiste. Ce sont des manifestants noirs anti-Trump, et plus exactement des membres du mouvement Black Lives Matter.

Des sites comme Frontpage Mag, le 24 février, et Fistnews, le 25 février, ont fini par révéler l’identité des mystérieux manifestants :

Le grand reporter pour les chaînes Canal+ et i-Télé, Guillaume Aura s’est donc fait avoir. Il faut dire qu’il était un peu prédisposé à croire ce genre d’information. Il va continuer d’essayer de diaboliser Donald Trump pour ses liens supposés avec le KKK.

Dans son tweet accusatoire, Guillaume Ada n’a pas manqué d’ajouter le mot True story (histoire vraie) pour accentuer l’effet d’annonce. D’ailleurs, ce dernier ne cache pas, sur Twitter, ses sentiments à l’égard de l’homme d’affaires :

Guillaume Auda a reconnu son erreur concernant les supporteurs KKK de Trump.

Mais pas pour le faux salut nazi de la femme…

Autres unes sur Donald Trump et le KKK

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