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‘Bobards d’Or 2016’

#BobardsdOr2017 / Le Bobard armorico-sub-saharien

#Bobards2017 / Migrants, le « Bobard armorico-sub-saharien »

Candidat : Presse Océan

L’arrivée massive de migrants dans les pays européens a été accompagnée d’une intense campagne de « bobardements » médiatiques. Toute la presse, nationale ou régionale, s’est mise au diapason pour présenter les migrants comme un enrichissement pour l’Europe et les opposants à leur venue comme des personnes rabougries et sans cœur.

L’article de Françoise Refloc’h dans le journal Presse Océan, évoquant la réunion d’une association s’opposant à l’arrivée prochaine de 70 migrants en provenance du camp de Calais dans la ville de Saint-Brévin (Loire-Atlantique) ne déroge pas à cette règle.

Sous les titres « Saint-Brévin Collectif contre les migrants : le rejet pour seul programme » pour la version internet (09/10/2016) et « Huées, haine et rejet pour programme » pour la version papier du 10 octobre, la journaliste Françoise Refloc’h va multiplier les « erreurs factuelles et d’interprétations idéologiques » selon les organisateurs de cette réunion et membres de l’association Libertés et Entraide.

La réunion ayant été filmée et diffusée sur internet, il devient dès lors assez facile de se faire une opinion sur la véracité de l’article de Presse Océan.

Premier bobard : la photo illustrant l’article n’est en aucun cas comparable avec celle prise par l’association et diffusée sur Facebook :

Deuxième bobard : les citations tronquées. Selon la journaliste Françoise Refloc’h, le responsable nantais de l’association Libertés et Entraide, Nicolas Faure, aurait dit : « Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir et personne ne peut nous forcer à être solidaires ». Applaudissements. Pour l’empathie, il faudra repasser. »

Deuxième bobard. Les citations tronquées...

Deuxième bobard. Les citations tronquées…

Erreur, cette citation est extraite du discours d’introduction de Maxime Boulanger et aucun applaudissement n’est à signaler.

Autre citation tronquée : « On a quitté St-Herblain pour être peinards vocifère une femme. Nous sommes inquiets pour la sécurité de nos enfants. Vivement 2017. » Le hic, c’est que jamais « vivement 2017 » n’a été prononcé et que la citation est tronquée. Il suffit de comparer avec l’intervention filmée pour s’en rendre compte (). « Moi ça fait cinq ans et demi que je suis venu vivre ici avec mon mari et mes enfants. On a quitté St-Herblain pour vivre tranquille dans une petite commune, en sécurité (…) on vient ici pour être peinard, on nous demande pas notre avis, je ne suis pas d’accord, c’est tout. Et nos SDF qui sont dans la rue ? On travaille tous comme des malades. On paie des taxes, on fait n’importe quoi. (…) on se bat comme chez pas quoi, on paie, on paie, on paie. Pour faire quoi ? »

La journaliste de conclure son article : « Pas une seule fois il ne sera question des bombes qui pleuvent sur Alep. », laissant croire que la majorité des migrants de Calais qui doivent être relogés à Saint-Brévin proviennent de Syrie. Des chiffres totalement faux ! Une étude réalisée par l’organisme Refugee Rights Data Project montre ainsi que le Syriens ne représentent que 10% des migrants de Calais (dossier p. 9) :

Refugee Rights Data Project

Refugee Rights Data Project

Le bon accueil de Saint-Brévin

Bobard géographique : l'AFP perd la boussole

Bobard christianophobe : l’AFP sert la soupe à l’État islamique

Un échange de bons procédés entre l’AFP et l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui se citent l’un l’autre. Cela leur permet de diffuser l’image d’un prétendu « chrétien » sur le point de décapiter un « djihadiste », alors qu’il s’agit d’un djihadiste s’apprêtant à assassiner un soldat syrien.

Candidat : Agence France Presse (AFP)

La guerre en Syrie fait depuis cinq ans l’objet d’un véritable « bobardement » médiatique. Ce conflit était présenté jusqu’à récemment dans les médias avec un manque total d’objectivité : d’un côté, les gentils rebelles modérés et, de l’autre, mis dans le même sac de l’ignominie, les djihadistes de l’État Islamique et les soldats de Bachar al-Assad. Les journalistes ont répercuté sans ciller les partis pris des présidents de la République, de Nicolas Sarkozy comme de François Hollande, et ceux de l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Ils ont donc multiplié les bobards avec, en point d’orgue, un bobard faisant la promotion – si l’on peut dire – de rebelles syriens démocrates et laïcs, alors que, depuis le début du conflit, ce sont les djihadistes qui tiennent le haut du pavé. Alors, sans se déplacer et en restant au chaud au sein de leurs rédactions, les journalistes de la grosse presse se sont contentés de relayer des informations données par l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Sans les vérifier le moins du monde.

Par exemple, si l’on s’en tient aux articles des médias francophones répertoriés par Google Actualités, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a été cité des milliers de fois !

Bien souvent à l’origine des sujets évoqués par les médias, l’Observatoire syrien des droits de l’homme est cité dans plus de 250 articles de la presse nationale. Acteur incontournable de ce conflit, cet observatoire, utilisé pendant longtemps par les journalistes comme la seule source viable, est tout sauf une agence de presse indépendante et impartiale. Voici la présentation qu’en fait le site christianophobie.fr, à l’origine de la découverte de ce bobard : L’Observatoire syrien des droits de l’homme (en version originale : Syrian Observatory on Human Rights, SOHR) a été créé au Royaume-Uni en mai 2006 par Osama Sulaiman, réfugié syrien musulman de confession sunnite. Militant anti-Assad, il fut condamné à trois reprises à des peines de prison dans son pays, et se réfugia à Coventry en 2000 pour échapper à une quatrième condamnation. Pour ses activités militantes en Syrie, il prit le pseudonyme de Rami Abdel Rahman (ou Abdulrahman), nom qu’il a conservé et sous lequel il est désormais bien connu. Il a installé son SOHR dans deux chambres de bonne où il passe l’essentiel de son temps à téléphoner à ses correspondants en Syrie – il prétend en avoir 200 – pour rédiger de fréquents communiqués de presse. Ceux-ci, de peu d’influence avant le déclenchement du conflit en Syrie, sont depuis repris par toutes les agences de presse et médias internationaux. La fiabilité des informations du SOHR a été souvent prise en défaut. Néanmoins, comme il est violemment opposé au régime en place à Damas, ses commentaires sont repris religieusement même si l’on sait qu’il a des sympathies pour les islamistes extrémistes.

Ainsi, le 29 mai 2015, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a publié sur son site un article intitulé : « Un chrétien décapite un djihadiste en Syrie, tué pour venger les atrocités de l’État Islamique ».

L’article a été repris notamment par l’Agence France Presse et Metronews (voir ci-dessous capture d’écran google news).

À deux reprises, l’article de l’Observatoire syrien des droits de l’homme utilise l’expression « selon l’Agence France Presse », laissant ainsi entendre que l’AFP est la source première de l’information et que le président de l’Observatoire Rami Abdel Rahman l’aurait confirmée à partir de ses propres sources. Il n’en est évidemment rien. La dépêche du 29 mai qui émane du bureau de l’AFP de Beyrouth ne fait que reprendre les dires – et eux seuls – d’un « observateur » (monitor en anglais) qui n’est autre que Rami Abdel Rahman. La boucle est bouclée.

AFP : Christian beheads jihadist in Syria revenge killing: monitor Version française : voir PDF

L’AFP va diffuser cette information sans la recouper ni la vérifier, accréditant la thèse d’une décapitation commise par un chrétien, renvoyant ainsi dos à dos les djihadistes et les forces qui s’opposent à eux. Depuis, l’article en question a été supprimé par l’l’Observatoire syrien des droits de l’homme et Métronews, sans aucune explication ni démenti.

En tout cas, ce bobard présentant une photo où un membre de l’État Islamique se ferait décapiter par un chrétien en Syrie est à replacer dans un contexte plus global : il accrédite la tentative de certains médias de mettre sur le même plan islam et christianisme. Le maître d’œuvre de cet enfumage est le journaliste Paul Moreira. Dans son documentaire « Danse avec le FN » diffusé sur Canal+ le 20 avril 2015, il explique qu’il y a « 13 appels au meurtre dans la Bible, 6 dans le Coran » et que Jésus « par deux fois, appelle à couper la gorge de ceux qui croient pas en lui ».

En avril, Paul Moreira explique sans aucun fondement théologique que Jésus demande de décapiter les mécréants. Il n’y a donc rien d’étonnant, qu’un mois plus tard, en mai, l’AFP relaie une information bidon où un chrétien est censé décapiter un djihadiste.

Bobard calculette : manip sur la manif

Bobard calculette : manip sur la manif

Quand Le Monde décide de ne pas suivre une dépêche AFP, c’est que la cause est grave ! Et le jeudi 24 septembre 2015, c’était bel et bien le cas… Le SIEL (acronyme signifiant Souveraineté, Identité Et Libertés, parti politique membre du Rassemblement Bleu Marine) avait appelé à manifester contre la déferlante migratoire, et réunissait un petit millier de personnes derrière ses bannières.

Candidat : Le Monde

L’AFP, dans son compte rendu, nous informait que la préfecture de police avait estimé les manifestants à « quelque 500 personnes ».

Le chiffre était déjà réduit de moitié, mais ma foi, c’est le jeu, ma pauvre Lucette, on sait bien que les méthodes de comptage de ces gens du boulevard du Palais sont un peu archaïques. Nicolas Sarkozy lui-même avait jugé en 2006 qu’elles étaient « complètement dépassées, datant des années 1960 ».

Le Monde, quant à lui, préfère déclarer qu’étaient présents « environ 200 militants ».

Peut-être l’auteur de cette brève est-il encore plus radical que les policiers chargés d’estimer la quantité de manifestants, qui accordent un mètre carré à chaque personne (contre une personne et demie pour les syndicats), considèrent que les trottoirs sont réservés aux services d’ordre et ne comptabilisent donc pas quiconque s’y trouverait… Ou peut-être pense-t-il que les chiffres sont manipulables à l’envi, à partir du moment où ils peuvent servir à étayer une idéologie qu’il juge meilleure ou à discréditer un discours qui lui paraît nauséabond.

En effet, Le Monde a clairement des positions qui ne sont pas en adéquation avec celles du SIEL : Le Monde est pour les droits des migrants ; Le Monde est contre ceux qui privent les réfugiés de « rares loisirs » ; Le Monde est pour la valorisation de l’art dans la « jungle » de Calais (voir aussi).

Ce qui rend cette affaire de manifestation encore plus pitoyable, c’est qu’une bonne partie des médias qui ont relayé cette information ont su être moins malhonnêtes. Pour l’exemple, sur son blogue Médiapart « En Avant », le journaliste Julien Sartre parle d’une « petite foule d’environ trois ou quatre cents personnes ». Buzzfeed évoque « six cents manifestants présents ». Et Le Parisien, « 1 000 personnes ».

Ainsi, pour avoir interprété délibérément les chiffres de manière aussi éhontée, Le Monde mérite amplement de recevoir le Bobard d’Or 2016 !

Bobard raciste : Meurtre de Jean-Claude Irvoas, 10 ans de Bobards

Bobard raciste : Meurtre de Jean-Claude Irvoas, 10 ans de Bobards

Plus de dix ans après les émeutes du ramadan de 2005, les médias continuent à diffuser trois bobards.

Candidat : Étienne Baldit, journaliste au Lab d’Europe 1

Le premier bobard

Zyed et Bouna ont été victimes d’une « bavure policière ». « Clichy revendique une colère « sincère », dix jours après la mort des deux adolescents » (Le Monde – 08/11/2005). Et ce malgré le jugement en mai 2015 du tribunal correctionnel de Rennes relaxant les deux policiers.

Le deuxième bobard

sur les émeutes de 2005 est celui du silence autour des quatre morts en lien avec ces violences urbaines : Jean-Jacques Le Chenadec, Salah Gaham, Jean-Claude Irvoas et Alain Lambert. À l’occasion des dix ans, en 2015, voici le traitement médiatique des différents morts des émeutes du ramadan de 2005 :

Zyed et Bouna : 336 (environ 340) articles.

Jean-Jacques Le Chenadec : le 7 novembre 2005, ce retraité meurt en bas de chez lui, il est frappé à mort par Salaheddine Alloul en tentant d’éteindre un feu de poubelle. Aucun portrait de lui, aucun article sur sa famille ni sur les circonstances de son agression. Son nom est évoqué seulement dix fois dans des articles consacrés à Zyed et Bouna.

Salah Gaham : ce jeune gardien d’immeuble meurt asphyxié en tentant de porter secours à des étudiants, à la suite d’un incendie dans le quartier de Planoise, à Besançon. Son nom est évoqué seulement deux fois dans des articles faisant le bilan des émeutes de 2005.

Alain Lambert : gardien du lycée de la Plaine-de-Neauphle à Trappes. Dans la nuit du 20 au 21 novembre 2005, quatre délinquants, dont un mineur de 17 ans, avaient incendié des voitures dans la cour du lycée de la Plaine-de-Neauphle à Trappes à l’aide de cocktails Molotov. En tentant d’éteindre l’incendie, Alain Lambert meurt asphyxié. Depuis le procès des incendiaires en 2008, aucun article n’a évoqué sa mort.

Jean-Claude Irvoas : le 27 octobre 2005, Jean-Claude Irvoas, 56 ans, commercial dans une société de mobilier urbain, s’apprête à regagner sa voiture garée dans une rue réputée « sensible » du quartier d’Orgemont d’Épinay-sur-Seine. Il tient à la main un appareil photo avec lequel il vient de flasher les lampadaires que son entreprise a récemment installés le long de la voie. À peine est-il arrivé à quelques mètres de son véhicule, où l’attendent sa compagne Brigitte et sa fille Floriane, 16 ans, que trois délinquants surgissent d’une allée et l’apostrophent : « Fils de p… On va te niquer ! ». Le quinquagénaire reçoit neuf coups de poing et tombe frappé à mort sous les yeux de sa compagne et de sa fille.

La mort de Jean-Claude Irvoas est entourée, quant à elle, de deux énormes bobards. Le premier est celui du silence de la presse : son nom est cité seulement quatre fois.

Le troisième bobard

Il concerne l’identité des meurtriers de Jean-Claude Irvoas et leurs origines. Un sujet hautement sensible pour les zélateurs de l’immigration. Alors, pour ne pas remettre en cause leur dogme immigrationniste, ils vont mentir sur l’origine des meurtriers de Jean-Claude Irvoas.

En 2010, le journaliste du Figaro Stéphane Durand-Souffland écrivait « que trois des quatre individus concernés sont d’origine européenne ». Un mensonge de la part du président de l’Association des journalistes judiciaires qui sera récompensé quelques mois plus tard par le bobard d’or 2010.

Rebelote cette année avec le journaliste Étienne Baldit, du Lab Politique d’Europe 1. Alors quelle est la vérité dans cette histoire et quelles sont les origines des meurtriers de Jean-Claude Irvoas ? Plus de dix ans après les émeutes du ramadan d’octobre et novembre 2005, les journalistes continuent à appliquer la même recette : mensonges et silence.

Faisons le total

En 2015, à l’occasion des dix ans des émeutes de 2005, 336 articles de presse ont été consacrés à Zyed et Bouna. Les 4 autres victimes comptabilisent 16 articles au total, soit 21 fois moins d’articles que sur Zyed et Bouna.

Bobard Antifanatique : France Bleu Armorique invente une agression raciste

Bobard Antifanatique : France Bleu Armorique invente une agression raciste

France Bleu Armorique invente des agressions racistes. Le journaliste de la chaîne de radio qui « couvrait » l’événement a tout simplement inventé une agression raciste, témoignages à l’appui. « Ils se sont défoulés sur un passant d’origine maghrébine », titre-t-il. Pourtant, le préfet du Morbihan, Thomas Degos, a déclaré : « À ce jour aucune infraction à caractère raciste n’est remontée jusqu’à nous. »

Candidat : Benjamin Bourgine, journaliste à France Bleu Armorique

Benjamin Bourgine, le journaliste de la chaîne de radio qui « couvrait » une manifestation contre l’immigration, a tout simplement inventé une agression raciste, témoignages à l’appui. « Ils se sont défoulés sur un passant d’origine maghrébine », titre-t-il. Pourtant, le préfet du Morbihan, Thomas Degos, a déclaré : « À ce jour aucune infraction à caractère raciste n’est remontée jusqu’à nous. » La presse nationale, absente le jour de la manifestation, a repris en boucle l’information de France Bleu, sans vérifier la fiabilité de son unique source.

Auteur de l’article : Benjamin Bourgine (photo ci-dessous), que nos collègues bretons de la réinformation connaissent et identifient parfaitement comme étant sympathisant de gauche.

Conséquence immédiate : lynchage médiatique du parti politique organisateur de la manifestation contre l’immigration, Adsav. Toute la presse nationale s’en est fait l’écho – télévisions incluses dont Arte et une intervention bidon dans l’émission « 30 minutes ».

À aucun moment par la suite la presse nationale n’est revenue sur cette affaire pour démentir ce qu’il s’était passé. Le goût du bad-buzz avant tout !

Réinformation : un journaliste du média breton de réinformation breizh-info.com était présent sur place. Dans la foulée de cet article candidat au Bobard d’or, il a publié un article : « la presse subventionnée invente une agression raciste ».

De même, l’OJIM a publié un autre article tirant le bilan de ce gros bobard.

Alors, où est le bobard ?

Le bobard réside dans le fait que le journaliste de France Bleu transforme une petite bagarre en marge de la manifestation, qui implique un jeune Antillais, en « agression raciste anti maghrébine ».

Il s’agissait en réalité d’une petite rixe. Elle avait été provoquée par quelques militants d’extrême gauche, qui avaient pu venir sans être inquiétés par les forces de l’ordre et provoquer les personnes qui manifestaient contre l’immigration, alors même que cette manifestation était autorisée par les pouvoirs publics.

Dans un contexte post-attentat, l’objectif de ce bobard était de faire oublier les causes des attentats (que dénonçaient les manifestants) pour mieux se focaliser sur le comportement prétendu « raciste » des opposants à l’immigration et à l’islamisation. Le rôle des médias nationaux, qui ont repris l’information de France Bleu comme une dépêche AFP sans vérifier leurs sources, est déterminant ; en effet, les médias nationaux n’envoient plus de journalistes en province pour couvrir ce type d’événement.

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